Abeo, une sanction trop sévère?
Ce fabricant et distributeur mondial d’équipements de loisir et de sport est sous pression en Bourse en cette fin d’année malgré un premier semestre plutôt résilient. Mais c’est le bilan tendu qui inquiète. Le titre vaut les fonds propres de la société.

Recommandé sur ce site le 17 août en « conseil du jour » à un cours de 16 euros, le titre Abeo chute de 17% sur le dernier mois. Les comptes du premier semestre dévoilés début décembre par ce fabricant et distributeur mondial d’équipements de sport et de loisir se sont révélés pourtant assez résilients dans un environnement économique guère favorable marqué par un ralentissement de la croissance et une persistance de l’inflation. Présent sur trois segments -le sport, le sportainment et l’escalade et les vestiaires-, ce groupe fondé et dirigé par Olivier Estèves, son premier actionnaire avec 47,7% du capital, a vu son chiffre d’affaires augmenter de 5,3% en comparable avec d’un trimestre sur l’autre une accélération de la dynamique (+3% sur les trois premiers mois de l’exercice et + 7,4% au deuxième trimestre). Il est ressorti sur le semestre à 123,5 millions, soutenu en Europe et en Amérique du nord par les activités de gymnastique et par une bonne demande sur la branche des vestiaires. Autre source de satisfaction, le taux de marge brute s’est apprécié de 2,1 points à 61,5%. La performance reflète la capacité de l’entreprise à répercuter l’inflation à ses clients et une bonne discipline sur son poste des achats. La quasi stabilité de l’excédent brut d’exploitation à 13,7 millions traduit une légère érosion de 0,6 point de la rentabilité à 11,1% imputable en partie à l’inflation salariale sur un marché de l’emploi tendu. Dans le détail, la profitabilité de la branche « sportainment et escalade » s’avère décevante avec un excédent brut d’exploitation tout juste à l’équilibre à 0,7 million et loin des niveaux des deux autres métiers (5,3 millions pour les vestiaires et 7,7 millions pour le sport).
Un bilan tendu dans un contexte d’argent cher
La réduction de moitié du bénéfice net tombé à 2,5 millions est liée aux charges de restructuration passées sur le pôle « sportainment et escalade ». A noter la structure financière tendue d’Abeo qui, à fin septembre, affichait un endettement net de 111,1 millions équivalent aux fonds propres (111,9 millions), ce qui peut soulever des inquiétudes dans un contexte d’argent plus cher. Le groupe a pris une participation au tour de table de Vogo, le spécialiste des solutions technologiques live de contenus audiovisuels dans les enceintes sportives, et a racheté également BigAirBag, expert dans les aires de réception de gonflages. La priorité d’Abeo est clairement axée sur l’amélioration de la génération de flux nets de trésorerie pour tenter de réduire l’endettement. En attendant, le groupe se montre optimiste au second semestre en tablant sur une accélération de la croissance de son chiffre d’affaires. Ses prises de commande en hausse de 8,1% à 122,1 millions sécurisent une bonne partie du chiffre d’affaires anticipé. Le bureau d’études en charge du suivi de la valeur vise pour l’année fiscale close fin mars une hausse de 6,5% des revenus à 254,3 millions, une progression de 16% de l’excédent brut d’exploitation à 31,3 millions et une augmentation de 65% du bénéfice net à 11,1 millions. Compte tenu de la performance du premier semestre, l’estimation du résultat net paraît un peu trop ambitieuse (nous la ramenons à 8 millions). Pour 2024, les trois indicateurs sont espérés à 269,6 millions, à 34,8 millions et à 13,9 millions (nous la réduisons à 11 millions). Des hypothèses valorisées à 13,5 et 9,8 fois, ce qui n’est pas très cher. A noter qu’Abeo sera un équipementier des Jeux Olympiques de Paris 2024 avec ses marques Gymnova en gymnastique, EP en escalade et Schelde Sports en basket. Une formidable vitrine pour le groupe.
Notre conseil : conservez Abeo (code : FR0013185857) pour viser un objectif de cours de 18 euros
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