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Elior, une sanction excessive

La chute de 15% du cours de bourse de cet acteur mondial de restauration collective et des services aux entreprises depuis que la dissolution de l’Assemblée nationale à plonger la France dans une crise politique semble excessive. La décote de 27% sur les fonds propres de l’entreprise est appelée à diminuer.

Elior Pixabay.com
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La crise politique en France née de la dissolution de l’Assemblée nationale a cassé net le formidable rattrapage du titre Elior enclenché mi-avril à partir des planchers de 2,13 euros et validé un mois plus tard par la publication de comptes semestriels très encourageants matérialisant les premiers effets positifs de la reprise en main du groupe par son nouvel actionnaire, le ferrailleur Derichebourg (48,3% du capital). L’action Elior a chuté de près de 15% depuis le soir du 7 juin avant le scrutin européen pour revenir au contact du seuil des 3 euros. Un bon point d’entrée selon nous encore largement décoté par rapport au prix de 5,65 euros auquel la famille Derichebourg a accepté d’apporter son pôle de services aux entreprises (propreté, génie climatique, maintenance, accueil, télésurveillance, intérim) pour élargir le champ des compétences d’Elior jusqu’à présent limité à la restauration collective. Les différentes mesures d’économies et de relance commerciale commencent à produire les premiers effets positifs. Et de façon spectaculaire puisqu’au premier semestre, le résultat opérationnel courant a doublé à 100 millions à partir d’une croissance organique de 5,9% du chiffre d’affaires à 3,12 milliards, reflétant un redressement de 1,5 point de la marge ressortie à 3,2%, un niveau déjà largement supérieur à l’objectif de 2,5% visé pour l’ensemble de l’exercice.

De potentielles bonnes surprises lors des prochaines publications

Autre performance rassurante, le groupe a recommencé à générer 169 millions de flux nets de trésorerie positifs permettant une réduction de 137 millions de l’endettement net. Celui-ci est retombé à 4,1 fois l’excédent brut d’exploitation (contre 5,4 fois fin septembre 2023) et largement sous le seuil de 5,25 fois imposé par les banques créancières. Confiant pour la suite de l’exercice, le groupe se montre prudent dans ses projections relevées à la marge puisqu’il table désormais sur une rentabilité opérationnelle courante supérieure à 2,5% (contre 2,5% auparavant) et sur un endettement net de 4 fois l’excédent brut d’exploitation. Des cibles déjà atteintes et même dépassées au premier semestre, ce qui laisse place, selon nous, pour de potentielles bonnes surprises lors des prochaines publications. Pour cette année et 2025, le consensus agrégé par Factset anticipe un résultat opérationnel courant de 148 et 209 millions (contre 59 millions l’an dernier) et un bénéfice net de 7 et 69 millions. Des hypothèses valorisées à 20,8 et 8,6 fois. Autre signe du caractère bon marché du dossier : sa capitalisation est inférieure de 27% aux fonds propres.

Notre conseil : achetez Elior à 3 euros pour viser un objectif de cours de 4 euros (code : FR0011950732)

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