Robertet : très décoté par rapport à Givaudan
Le spécialiste des ingrédients naturels renoue avec une dynamique soutenue qui laisse présager un bon millésime 2024 avec une potentielle amélioration des marges permise par le reflux des prix de l’énergie et de certaines matières premières. Il est beaucoup moins bien valorisé que le suisse Givaudan, présent à hauteur de 4,5% dans son capital.

Alors que ne nombreux secteurs d’activité s’essoufflent dans une conjoncture morose et incertaine, celui sur lequel intervient Robertet, les ingrédients naturels, se porte particulièrement bien. En témoigne la progression de 10,1% du chiffre d’affaires publiée pour le premier semestre 2024 (414,5 millions d’euros), dont 9,6% à périmètre et taux de changes constants. Le groupe contrôlé par la famille Maubert bénéficie certes de l’intégration de sa nouvelle filiale indienne Sonarome, acquise l’an dernier, mais il constate surtout un bon dynamisme de ses clients, dont la plupart reconstituent des stocks. C’est le segment des matières premières (25% du chiffre d’affaires) qui contribue le plus à cette croissance (+14,4%), devant la parfumerie (38% du chiffre d’affaires, en hausse de 12,1%) et les arômes (34% des ventes, en hausse de 6,7%), tandis que le la diversification Health & Beauty (santé et beauté), encore marginale, tarde à décoller avec des ventes en repli de 2,5%. Cette évolution favorable de l’activité devrait logiquement s’accompagner d’une amélioration des marges dans la mesure où le prix de certaines matières premières et de l’énergie a commencé à baisser depuis plusieurs mois après avoir freiné la rentabilité de l’exercice 2023.
Diminution de la dette
Par prudence, une hypothèse de bénéfice net à 80 millions d’euros, en croissance de 8% peut être retenue pour cette année. Elle fait ressortir un multiple de capitalisation boursière de prime abord élevé de 22 fois mais dans le bas de la fourchette des dix dernières années et qui n’a rien d’excessif au regard de la rentabilité élevée du modèle économique (plus de 10% de marge nette). Dans le même secteur, le suisse Givaudan (présent dans le capital de Robertet à hauteur de 4,5%) affiche une valeur d’entreprise équivalente à 25 fois l’excédent brut d’exploitation, soit le double du ratio du groupe français. Notons par ailleurs que le bilan, qui s’était dégradé avec l’opération de rachat par Robertet de ses propres actions il y a deux ans pour conforter le contrôle familial, se renforce. A la fin de l’année dernière, le ratio d’endettement sur fonds propres était déjà retombé à 33% contre 41% un an plus tôt. De quoi laisser une marge de manœuvre pour des acquisitions susceptibles d’accélérer l’internationalisation comme ce fut le cas l’an dernier avec le rachat de Sonarome. Le dossier peut enfin comporter une dimension spéculative compte tenu de la présence d’un autre groupe du secteur, le suisse Firmenich, dans le tour de table à hauteur de 21,8%, même si la Famille Maubert souhaite pour le moment préserver l’indépendance du groupe.
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Robertet, la culture familiale de l’excellence
Contrôlé par la famille Maubert, ce leader mondial de produits naturels présent dans les parfums, les arômes, la santé et la beauté est très bien géré. Il dégage une marge nette supérieure à 10% et dispose d'un bilan sain. Après solide début d'année, le groupe se montre confiant. Des perspectives raisonnablement valorisées.

Robertet : un premier trimestre prometteur
Le fabriquant de produits naturels pour les parfums, les arômes et les ingrédients répercute correctement l’inflation des matières premières et de l’énergie. La croissance à deux chiffres des ventes au premier trimestre laisse entrevoir un rebond des résultats cette année malgré le poids plus important des frais financiers.

Robertet : La valorisation redevient attractive
Le spécialiste des produits aromatiques devrait consolider ses résultats en 2023 avant de renouer avec une croissance plus vigoureuse et plus rentable l’an prochain. La baisse du cours depuis trois mois reconstitue un potentiel haussier pour le titre alors que la dimension spéculative n’a pas disparu au regard de la présence de deux concurrents au capital.

Robertet : la dynamique s’essouffle
Le spécialiste des produits aromatiques revoit en légère baisse ses prévisions d’activité pour cette année en raison du ralentissement de la demande et des déstockages chez les clients. Le dossier conserve malgré tout ses atouts dans une optique moyen terme ainsi qu’une certaine dimension spéculative au regard de la présence de concurrents dans le tour de table.