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FDJ United : la baisse devient excessive !

Le numéro un européen des jeux d’argent et de hasard a été durement sanctionné à la suite des annonces concernant la hausse de la fiscalité sur ses activités. La capacité du groupe à dégager du cash et à distribuer de bons dividendes n’est cependant pas remise en cause et le groupe présente un profil défensif dans l’environnement actuel.

FDJ Pixabay.com
FDJ Pixabay.com

Depuis son pic annuel de 38,18 euros atteint le 5 mars dernier, l’action FDJ United a perdu un quart de sa valeur. Les marchés ont lourdement sanctionné la perspective d’un durcissement de la fiscalité sur les jeux d’argent et de hasard en France à partir du 1er juillet prochain et aux Pays bas depuis le 1er janvier. Le coût de ces mesures devrait atteindre 55 millions d’euros en 2025 puis une centaine de millions à partir de 2026, soit 20% du bénéfice net ajusté réalisé l’an dernier et 18,6% du bénéfice proforma en tenant compte de l’intégration de la société Kindred sur 12 mois. A cela va s’ajouter cette année la taxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises générant plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en France, soit un impact négatif supplémentaire estimé à 25 millions d’euros. Ces annonces ont totalement éclipsé les résultats solides publiés au titre de l’exercice 2024 et marqués par une progression de 16,9% du chiffre d’affaires (+9,5% hors intégration de Kindred, la maison mère d’Unibet) et une hausse encore plus importante de 21% de l’excédent brut d’exploitation. L’acquisition de Kindred a par ailleurs permis au groupe d’accroitre significativement son exposition à l’international (26% du chiffre d’affaires sur une base proforma) et au digital (35% du chiffre d’affaires). Le cash-flow libre après investissements a également fait un bond en passant de 585,7 à 674,9 millions d’euros, ce qui va permettre d’augmenter le dividende de 15% à 2,05 euros par action. Sur la base des cours actuels, il procure un rendement légèrement supérieur à 7%.


Des économies de 100 millions d’euros pour 2027


Compte tenu du durcissement de la fiscalité, les performances vont logiquement diminuer en 2025 malgré l’augmentation du chiffre d’affaires liée à l’intégration de Kindred sur 12 mois. La direction table sur un chiffre d’affaires de l’ordre de 3,8 milliards d’euros mais avec une marge d’excédent brut d’exploitation qui retomberait à plus de 24% contre 25,8% en 2024. Le consensus regroupé par Factset table sur un bénéfice ajusté de 385 millions d’euros, en baisse de 21,4%, avant un rebond à 403 millions en 2026 permis notamment par les mesures prises par le groupe pour compenser l’impact de la fiscalité et qui auront un effet plein à partir de 2027 à hauteur de 100 millions d’euros. A 13,2 fois les profits estimés pour 2026, la valorisation du dossier devient très modérée au regard de la génération de cash toujours solide du modèle économique et de la politique de distribution attractive qui devrait être maintenue (une stabilité du coupon au niveau de cette année parait envisageable). L’activité offre en outre un profil assez défensif et n’est pas concernée par les droits de douane qui peuvent s’abattre sur de nombreux autres secteurs.
Notre conseil : achetez FDJ à 28,50 euros pour viser 35 euros à un horizon de 18 mois. Codes : FR0013451333 et FDJU.

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